Escapade romantique à cheval en Russie

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Escapade romantique à cheval  en Russie

Il fut un temps ou les Européens se devaient d’accomplir le voyage en Italie pour s’ouvrir à l’art. Aujourd’hui, l’art se déplace, donc nul besoin de ce voyage. Le voyage en Russie prend, par contre, tout son sens pour qui veut goûter à la vie libre et sauvage. C’est également un pays où l’on peut faire la rencontre d’une belle femme russe pour lier une amitié ou pour une idylle amoureuse et passionnée.

La Russie ne manque pas de mystères. Bouriatie, Yakoutie, Carélie, Mandchourie, Kamtchatka, Altaï, Caucase sont autant de lieux aux sonorités mystérieuses. Des milliers de kilomètres séparent ces lieux. Pourtant, tous ne forment qu’un seul pays, maintenant tant bien que- mal son unité. Pays unique, bigarré, s’étendant sur neuf fuseaux horaires. On y croise, dans certaines haltes bien choisies, des Slaves, des Tatars et des Bouriates, des Tchétchènes et des Yakoutes, et des Sibériens aux yeux d’un blond profond. Et chacun de parcourir cet immense territoire, vers Moscou en quête de travail, vers le Baïkal pour retrouver les sources de son existence. Le russe finit toujours dans le calme de la nature, à respirer la pureté du moment. Au fond, c’est la seule chose qui compte. Car, quand tout sera fini, nous nous en irons tous.

Tolstoï n’a fait que confirmer cette réalité. Rapidement, il se retira des frivolités citadines pour épuiser ses forces dans les campagnes russes. De son domaine de Lasnaya-Poliana, dans les vallons de l’oblast, chaque matin, jusqu’à un âge avancé, il montait son fidèle cheval et arpentait la campagne pendant des heures. De cette thérapie sortirent des œuvres majeures : « Guerre et paix », « Anna Karénina » et « Kholstomier », le magnifique récit d’un cheval portant un regard attentif sur le monde qui l’entoure.

Menant une vie simple, Tolstoï tira sa révérence sur le quai d’une gare, lieu de tous les départs et de tous les cheminements, lieu des improbables rencontres. La Russie offre la meilleure terre à l’exil. On y trouve une excellente littérature, des prairies incommensurables et une once de chaleur dans les foyers pour parer le vague à l’âme. Rien ne vaut donc un séjour en Russie pour accomplir le retour aux sources et calmer ainsi la fièvre de l’existence.

Entre mythes et réalités

La Russie, tout comme la France pour les Russes, est bercée dans un imaginaire collectif tiré tout droit de la littérature du 19e siècle. Les Russes découvrent la France en lisant Victor Hugo (il semblerait néanmoins que cela change, Beigbeder étant très voire trop populaire). Et nous autres Français découvrons la Russie avec Dostoïevski, Bounine ou encore Gogol et avec les peintures russes de Vasnetsov, mettant en scène Isba, Baba Yaga et Tsarevich. Russie de tradition, d’espaces infinis et d’histoires rocambolesques…

Je ne vous garantis pas une absence de choc si vous vous rendez là-bas avec de telles images dans la tête !!!

Ainsi, vous pourrez retrouver Dersou Ouzala aux confins de la Sibérie, marcher dans les pas de Michel Strogoff, parcourir la campagne russe dans une troïka filant sur la neige, accompagnée d’une beauté de l’Est ou d’un moujik poète, tout en vous remémorant l’histoire de Dimitri Karamazov, ou encore traverser la Russie sur un petit cheval de l’Amour, comme Pechkov en son temps sur Serko (et non Sarko !). Tout est possible en Russie, le ridicule n’y existe pas. Ce pays vous laisse la liberté d’être ce que vous êtes et de devenir ce que vous voulez.

Entre chevaux et vie sauvage

Il ne me reste plus qu’à vous donner quelques pistes pour que vous puissiez façonner votre itinéraire. Pour éviter toute désillusion, si vous voulez des paysages variés, il va falloir évoluer dans un axe vertical et éviter le Transibérien. À suivre une même latitude, on se condamne à un paysage plus ou moins identique sur des milliers de kilomètres (la Russie en compte plus de 10 000 de larges). Dans le sud, autour de Rostov, sur le Don, en terre cosaque, vous pourrez visiter de nombreux élevages historiques datant de l’époque soviétique où terskis, trakhners, dontchaks et boudiennies sont élevés. Pour découvrir les derniers « mustangs russes », rendez-vous dans les îles Volotshaevski, réserve naturelle sur le Don.

Dans la région, vous pourrez aussi admirer des courses de pur-sang anglais, pur-sang arabe et akhal-télé, vous baigner dans la mer d’Azov et rencontrer les nouveaux cosaques (les authentiques ont eu bien du mal à survivre aux foudres soviétiques). Si vous voulez réellement goûter à la vie sauvage, isolez-vous dans l’Altaï, vous pourrez facilement y trouver des chevaux et partir vous perdre dans les montagnes. Vous y croiserez ours, loups et trappeurs. Sur les bords du lac Baïkal, inondez-vous la glotte de rasades de vodka accompagnées de poissons fumés et plongez dans les eaux cristallines et glaciales.

Et, quand vous vous sentirez mieux, participez aux grandes migrations de rennes avec les Evenks. En rentrant vers l’ouest, n’oubliez pas de grimper en haut des gratte-ciel de la capitale pour admirer le monde vu de Moscou ou usez votre dernière nuit dans un lieu peu fréquentable qu’on nomme le toit du monde, et vous verrez alors que la Russie ne fait pas que boire et lutter, elle sait aussi s’amuser !!!

Plus d’informations pour partir en Russie sur le site de l’ambassade russe en France

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